Le Conseil national de sécurité (CNS) se penche sur la question du change de devises au Burundi

Par Appolinaire NISHIRIMBERE

Le Conseil national de sécurité (CNS) , via un communiqué lu sur certaines radios et TV au Burundi le weekend dernier , par le Général-Major Silas Ntigurirwa, son Secrétaire Permanent, a condamné la pratique des bureaux de change qui vendent les devises à des taux exorbitants en violation de la loi. Il a par ailleurs interpellé le Ministère des finances et la Banque de la République du Burundi pour redresser cette situation, car celle-ci menacerait l’économie du pays et donc la sécurité.

Inspiré par ce communiqué très salvateur pour pas mal de citoyens ordinaires burundais qui sont désespérément à la recherche des devises pour soit effectuer leurs petits commerces/importations, soit étudier ou aller se faire soigner à l’étranger, je reviens, en quelques lignes, sur ce sujet dans ce blog.

Les bureaux de change ne constituent pas un marché noir.
Taux de change
Photo: Appolinaire N.
Dollar americain
Photo: Bloomberg

Beaucoup de burundais usent le terme « marché noir » à tort quand ils parlent du marché des devises au Burundi. Ainsi, les bureaux de change ne sont pas un marché noir étant donné qu’ils sont légalement établis et doivent suivre certaines règles commerciales et bancaires ; car, par définition, d’après https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/marche-noir/ , le «marché noir » est un marché parallèle et illégal où le prix des biens est souvent plus élevé que sur le marché principal.
Alors, beaucoup se demandent pourquoi le prix de devises dans ces bureaux est extrêmement élevé par rapport aux taux officiels de change fourni par la Banque centrale. L’exemple le plus frappant est celui d’un dollar américain dont le prix à la Banque centrale(BRB) oscille entre 1750 BIF et 1850 BIF mais que les bureaux de change vendent actuellement à plus de 3000 BIF.
On pourrait le comprendre si la différence était de 100 à 500 BIF mais quand la différence commence à atteindre 100 % par rapport au taux de la Banque centrale, beaucoup de questionnements commencent à naitre.

Un ami spécialiste des relations internationales et coopération économique que j’ai pu contacter pour bien m’imprégner de la question m’a dit que la situation du marché du change des devises actuel au Burundi peut être acceptable ; il a ajouté que de tels cas peuvent exister même ailleurs. Pour reprendre littéralement ses mots, il m’a dit : « Cela est normal et est officiel au niveau international, il y a des fois où il doit y avoir un taux de change officieux pour contrer les spéculateurs du marché parallèle. Les ennemis ont plusieurs armes, même la monnaie nationale, son cours de change peut être utilisé contre un pays. Par exemple, il a suffi 2 mois de manifestations à Bujumbura pour que les ennemis décident un taux exorbitant pour la monnaie burundaise, dans l’intention de la dévaluer. Et cela en utilisant un taux de change parallèle mais institutionnalisé. Par réponse, le Burundi doit avoir institutionnalisé son propre taux de change parallèle. [Si c’est le cas], c’est de bonne guerre ».

En conclusion, Il est évident que ce marché du change des devises est donc devenu un problème socioéconomique. Cependant, il existe un cadre réglementaire pour le change qui régit les bureaux de change. Curieusement, ce marché vend les devises à un taux différent de celui du change officiel et est florissant dans la capitale Bujumbura. Les questions que tout citoyen devrait se poser sont les suivantes : Les opérateurs de ce secteur s’approvisionnent où et comment ? Pourquoi ne sont-ils pas inquiétés quand ils l’affichent officiellement à 1750 BIF alors qu’ils la vendent à 3150 BIF ? Si cette situation était connue et officielle d’une manière ou d’une autre, pour combien de temps durerait-elle ? Dans tous les cas, lorsque les activités sont aussi intenses et de manière informelle dans le secteur des finances, on peut aussi estimer l’importance des flux financiers illicites que peut véhiculer l’activité.

Il est vrai que cette situation vient de durer au moins 4 ans, mais il n’est jamais trop tard pour agir. Agir en faveur du bas peuple, de ce peuple qui cultive le café, qui voudrait aller se faire soigner à Nairobi, ou qui voudrait envoyer son enfant pour étudier en Chine et dont l’obtention du billet vert devient énigmatique et casse-tête. Que les recommandations du CNS soient entendues dans les meilleurs délais.

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Le très controversé activiste burundais Pacifique NININAHAZWE déçoit et fâche ses followers et fans Burundais au Rwanda et en Belgique

Par Appolinaire NISHIRIMBERE

C’est un secret de Polichinelle, l’argumentaire du génocide reste la seule et dernière arme dont dispose Sieur Pacifique NININAHAZWE contre ceux qu’il oppose et ses anciens coéquipiers contre Gitega. Ainsi, à l’annonce de la rentrée au bercail de certains membres de l’association politique CNARED dont Pacifique NININAHAZWE est lui-même cofondateur et fut Secrétaire exécutif pendant un temps que dure la rosée à la veille du mouvement anti 3e mandat au Burundi, dans son dernier post sur Facebook où il est suivi par plus de 30 mille internautes, sournoisement mais ingénieusement, il parvient à y insérer une phrase aux allures accusatrices qui doit désormais inquiéter ses anciens collaborateurs hutu dans ledit mouvement : « génocide contre les tutsi en 1993 ». Cet Activiste aurait-il ouvert une boîte de Pandore contre ses anciens collègues ?
ninihahazwe-pacifique

Peur au ventre à cause d’une décision salvatrice que viennent de prendre les anciens du CNARED hutu et tutsi de revenir au Burundi et participer pacifiquement dans toutes les échéances électorales prévues en 2020, Pacifique s’en prend aux hutu de ce mouvement et les accuse d’avoir commis un génocide de tutsi en 1993 et par implication de revenir travailler avec tous ceux qui sont restés au Burundi que cet activiste a toujours qualifié de collabos, compris moi-même qui écris ces lignes. Il qualifie au fait tout opposant pacifique qui n’est pas parti avec lui et qui est resté au Burundi après 2015 de collaborateur du régime en place.

Dans un si long message comme toujours, Pacifique relate sur le réseau social du milliardaire américain Mark Zuckerberg, Facebook, comment un jeune hutu Jean BIGIRIMANA journaliste et un autre jeune tutsi Abel AHISHAKIYE ont miraculeusement disparu, en 2016. Ce qui est déplorable si le récit s’avère authentique !
Néanmoins, bien que connu comme défenseur des droits HUMAINS au Burundi, Pacifique n’est plus capable de cacher sa radicalisation et ce contre quoi il a toujours lutté et dont l’argumentaire a brusquement changé en 2014 à la veille des élections de 2015 où il devait compter sur l’appui de l’élite hutu, anciens membres du FRODEBU, anciens du PALUPEHUTU FNL, etc. dont ceux qui se trouvaient dans le parti CNDD-FDD et d’autres qui étaient éparpillés dans différentes formations politiques pour l’aider à changer le régime d’alors.

Ce n’est que ce 11 août 2019 qu’il parvient à accuser ouvertement ses anciens coéquipiers du CNARED par une simple phrase mais qui ne passe pas inaperçue aux yeux des âmes bien versées dans les écritures et la loi. En quelque sorte, il les menace et leur dit : j’ai compté sur vous dans cette lutte qui vient de durer 5 ans, mais vous venez de me trahir en rentrant, mais sachez bien qu’il y a quelque chose qui pèse sur vous : un talon d’Achille ; le génocide que vous avez commis en 1993 après l’assassinat du premier président democratiquement élu NDADAYE Melchior et presque toute son équipe par l’armée et la police/gendarmerie d’alors. Ici, il parle directement au Docteur Jean Minani, aujourd’hui en navette entre Kigaki et Bruxelles et actuel président de ce qui reste du CNARED qui a appelé le peuple burundais à s’auto-défendre contre une armée génocidaire(1960-1993), tout juste pendant les heures qui ont suivi l’assassinat du président NDADAYE et ses collaborateurs , sur la Radio rwandaise Mille Collines, écoutée aussi au Burundi jusqu’en 1994.

Néanmoins, les internautes bien avisés se sont posés plusieurs questions quand ils ont vu cette publication de NININAHAZWE https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2312167092435057&id=100009253659534. Ils se sont demandés si ces hutus dont il parle qui n’avaient ni armée, ni police , ni gendarmerie ont pu commettre un génocide des tutsi, ils se sont aussi demandés comment une élite capable d’organiser et commettre un génocide a été incapable de protéger un président,les honorables députés, gouverneurs, etc. ; ils se sont demandés si génocide de tutsi il y a eu comme le prétend NININAHAZWE, comment une armée et gendarmerie/police majoritairement dominée par l’ethnie plus chérie de cet activiste n’ont pas été capables de secourir ou protéger cette communauté ou s’elles étaient complices dans ce génocide. Ils se demandent aussi si Pacifique serait au courant que plus de 12 millions de burundais hutu, tutsi et twa sont au Burundi et ne sont pas d’accord avec lui sur pas mal de choses dont ces allégations gratuites, tendancieuses, erronées et surtout sournoises. Ils se demandent finalement si NININAHAZWE ne serait pas un proche collaborateur de Kigali déguisé en activiste burundais comme il endosse la thèse du Président Kagame qui présente toujours les hutu comme monstres génocidaires et qui dit toujours à travers ses medias de propagande comme ici https://www.burundidaily.net/single-post/2019/06/17/Kigali-accuse-Bujumbura-de-garder-les-g%C3%A9nocidaires-de-1994 , sans foi ni loi encore moins les preuves, que le Burundi héberge des génocidaires dans le but d’épingler Gitega et la noircir sur l’échiquier international afin de garder son hégémonie sur la Région des Grands Lacs et ses minerais dont il se dit aujourd’hui premier producteur(or, coltan, etc.). «Nous avons une liste de Burundais qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui sont rentrés dans leur pays, le Burundi refuse de coopérer pour leur arrestation et jugement», a très récemment menacé le Procureur général du Rwanda, Jean Bosco Mutangana. Mais, il reste à savoir si NININAHAZWE et ce procureur rwandais parlent du même génocide et des mêmes auteurs.
Rappelons tout de même que ces personnes que NININAHAZWE accuse sont de vrais rescapés des génocides commis contre les hutu du Burundi en 1959, 1965, 1972, 1988 et 1993. Quand il faut parler de ces génocides, NININAHAZWE, tout comme MICOMBERO , préfère de les appeler « ibiza », « évènements », « tueries » ou « massacres ». Pour lui, dire que les pouvoirs militaires et militarisés par les dictateurs de Rutovu de 1959 à 2003 ont commis des génocides contre les hutu relève d’un péché impardonnable.

En conclusion, le Burundi est très différent du Rwanda depuis la nuit des temps à nos jours. Les activistes et politiques burundais devraient cesser cette manipulation et ce délire de toujours vouloir comparer nos deux pays. Le Burundi et le Rwanda ont toujours été des contre-exemples, sur tous égards. Quand il y a eu un génocide de tutsi au Rwanda, l’armée et la gendarmerie/police burundaises massacraient/réprimaient/génocidaient les hutus et les tutsi qui étaient contre eux dans cette sale besogne ; quand les burundais ont signé un accord de paix et de réconciliation appelé « Accord d’Arusha » , celui du Rwanda qui, pourtant, portait le même nom et comportait presque les mêmes clauses avait été mis à la poubelle et les forces de défense et de sécurité et institutions politiques dont le leadership est dominé par une seule ethnie avaient vu le jour tandis celui du Burundi respecte les équilibres ethniques. Grosso modo, le Burundi été endeuillé pendant plusieurs décennies, parfois par ses propres fils ou en collaboration avec l’ennemi étranger. Partant, j’invite tous les Burundais d’en tirer des leçons, d’éviter ceux qui veulent les diviser et les manipuler, de bannir l’impunité, et de se réconcilier en établissement des responsabilités par la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) et des bases solides tout en assurant un nouveau départ vert le développement inclusif où tous les burundais hutu, tutsi et twa se sentiront en paix, concernés et épanouis. Qu’il n’y ait plus ceux qui se considèrent comme d’une bonne ethnie ou être nés avec des semences ; qu’on regarde notre sombre passé en face et qu’on accepte de travailler ensemble et partager les dividendes de notre labeur !

Rwanda: Ironie du sort?” Stades et Salles de Conférences ultramodernes”,mais incapable de soigner son chef de la diplomatie

Par Appolinaire NISHIRIMBERE

D’après les informations recueillies ici et là, et dans “Jeune Afrique” en partie, le ministre rwandais des Affaires étrangères et ancien Secrétaire général de l’EAC Dr Richard Sezibera serait entre la vie et la mort dans un hôpital à Nairobi, au Kenya.
Comme on ne cesse de le répéter, peu de pays africains sont capables de soigner leurs dirigeants malgré les ressources naturelles dont ils regorgent et qu’ils vendent en occident ou en Chine. Quand ils tombent sérieusement malades, ils font un tourisme médical soit en Asie ou en occident. Qu’en est-il d’un simple citoyen lambda comme moi ?

Même le Rwanda qui se croyait “Singapour d’Afrique” avec des stades et salles de conférences officiellement ouvert en pompe par le chef de l’État lui-même se retrouve dans l’incapacité de soigner son chef de la diplomatie, hélas !

Nous lui souhaitons prompte guérison.

Les Vrais Panafricanistes Ne Sont Jamais Deçus Par Les Discours Rassembleurs De L’Honorable RWASA

Par Appolinaire NISHIRIMBERE

J’ai été abasourdi quand j’ai lu l’article de “Burundi agnews” dont je ne connais pas l’auteur http://burundi-agnews.org/afrique/burundi-rwasa-fait-un-discours-decevant-pour-les-panafricanistes/

En effet, je ne comprends pas ce que l’auteur veux dire quand il dit que le Vice-président de l’Assemblée nationale a déçu les panafricanistes que nous sommes lors de la conférence du Parlement Panafricain en Afrique du Sud ,car en lisant et en relisant le discours du leader en question , je le trouve en conformité avec le panafricanisme et ce qu’il devrait véhiculer à savoir la lutte contre les flux financiers illicites qui sortent annuellement de l’Afrique et la laisse appauvrie alors qu’elle enrichit les pays industrialisés et les paradis fiscaux poussant ainsi les jeunes africains à fuir continuellement cette pauvreté sans nom vers ces pays dits riches.

Par contre, il y a ceux qui se nomment panafricanistes alors qu’ils sont idéologues, des rancuniers éternels de l’esclavage, des pleureurs qui mentent par des discours anti-blancs, alors qu’ils sont eux-même des outils du néocolonialisme occidental. Ceux-là n’ont même pas osé broncher un seul mot lors de l’assassinat du vrai panafricaniste qu’a été Kadhafi. On se rappellera comment il a été emmené à l’abattoir sans aucune contestation de la part de la grande majorité des africains et leurs leaders qui se nomment tous panafricanistes. Que disent-ils maintenant sur le déchiquettement de la Lybie, sur la traite négrière qui en est suivie? Et maintenant, ils osent s’attaquer à un discours qui leur rappelle leurs propres responsabilités? C’est ça le mal de l’Afrique: des dirigeants idéologues.

En conclusion, les vrais panafricanistes s’attaquent aux vraies questions qui hantent l’Afrique et non aux individus qui proposent des changements et idées constructives pour une Afrique unie et prospère.

Burundi: Social Networks Let the World Discover the Musical Talents of a Burundian Girl

By Appolinaire Nishirimbere
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Laurette Tetero in competion, on stage
Photo credit: Brarudi Burundi

In this digital era, the 21st century in 2019, we cannot ignore the power of social networks when we want to be discovered, in America as in Burundi.It’s not the young Burundian lady, Ms. Laurette Tetero, 19, who will say the opposite.

We would have understood how the Twitter, Facebook or Instagram networks have recently made popular the American Donald Trump and French Emmanuel Macron until they became respective presidents of their countries. They were even somehow without political parties, Donald Trump was fiercely opposed by his Republican teammates while Emmanuel Macron had to create his own movement “La Republique en Marche” which has turned into a political party.

For M. Donald Trump, even as president, he still bypasses traditional media such as TV or radio whose owners are opposed to his extreme right policies. He communicates regularly through his own Facebook and Twitter accounts to avoid fakes news or distorted information that his opponents convey, and he makes known his true version of the stories.
The advantage of social networks is that they unveil, in a direct way and without “inputs / editing”, to the world your real talents. Traditional media would never do it that way.

In Burundi, it is a story of a very young Burundian named Laurette Tetero, 19, whose Musical talents , as Jimbere Magazine wrote it yesterday(https://www.jimbere.org/burundi-music-laurette-tetero-primusic-brarudi/) ,were discovered via social networks until she became popular and Elected 4th champion of the Primusic competition who had tabled 25,000,000 FBU (USD 13,000) as an award for the winner.
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Laurette Tetero receives 25.000.000 Primusic award , 28 July 2019, Bujumbura
Photo credit: Jimbere Magazine

I, as close to her family, did not notice that she had any musical talents until I saw a post on her Facebook account; and I decided to join her social media arsenal to promote the nascent brilliant young musician.
Social networks have an advantage in this century where we spend more time surfing the internet. Yes, they are also a double-edged sword. They must be used in a responsible manner as our sister Laurette who, at age 19, has just received 25 million Burundian francs thanks, in part, to the contribution of these networks.

Young people, instead of posting photos of what you ate yesterday, or what you put on as clothes, show us your talents, we will make them known to the world. We did not know that Laurette was a singer until she posted her interpreted song on Facebook. Don’t wait until you get “older”; as the French playwright Pierre Corneille put it: “In souls nobly born, valour does not depend upon age”.

Once again, I congratulate Tetero Laurette on this well-deserved award. I also encourage other young people, especially young African and Burundian girls to break taboos and follow Laurette’s footsteps.

#Primusic2019: Les Réseaux Sociaux Font Découvrir au Monde les Talents Musicaux d’une Jeune Fille Burundaise

Au 21e siècle en 2019, on ne peut pas ignorer ou se passer des réseaux sociaux quand on veut se fait découvrir,en Amerique comme au Burundi.

On comprendra comment les réseaux twitter, Facebook ou encore Instagram ont rendu populaires l’américain Donald Trump et le français Emmanuel Macro jusqu’à ce qu’ils deviennent présidents respectifs de leurs pays. Ils étaient même en quelque sorte sans partis politiques, Donald Trump subissait une opposition farouche de ses coéquipiers républicains tandis que Emmanuel Macron a dû créer son propre mouvement “La République en Marche” qui s’est transformé en parti politique.

Pour sa part, Donald Trump, même président, il contourne toujours les médias traditionnels comme la télé ou la radio dont les propriétaires sont opposés à sa politique. Il communique régulièrement à travers ses propres comptes facebook et twitter pour éviter les fakes news ou informations tordues que véhiculent ses opposants et fait connaître la vraie version des faits.

L’avantage des réseaux sociaux est qu’ils dévoilent, d’une manière directe et sans “inputs/editing”, au monde tes réels talents. Les médias traditionnels ne le feraient jamais de la sorte.

Au Burundi, c’est une histoire de la jeune burundaise ,Laurette Tetero, 19 ans qui, comme l’écrivait ,hier, “Jimbere Magazine”, a réussi à faire découvrir ses talents via les réseaux sociaux jusqu’à devenir populaire et être élu championne de la compétition Primusic qui avait mis sur la table 25.000.000 FBU(13.000 USD).

Poster de campagne de Laurette sur les réseaux sociaux

Crédit photo : Tetero Laurette

Moi-même qui étais comme son frère n’ai remarqué qu’elle avait des talents musicaux qu’à travers son compte Facebook; et je me suis du coup décidé de me joindre à son arsenal pour la promouvoir.

Les réseaux sociaux présentent alors un avantage dans ce siècle où l’on passe plus de temps à surfer sur internet. Oui, ils sont aussi une arme à double tranchant. Il faut en user d’une manière responsable comme notre soeur Laurette qui, à 19 ans , vient de toucher 25 millions de francs burundais grâce,en partie, à la contribution de ces réseaux.

Laurette Tetero après la réception du prix Primusic

Crédit photo : courtesy

Jeunes, au lieu de poster les photos de ce que vous avez mangé hier , ou de ce que vous avez mis comme habits , montrez-nous vos talents , on les fera connaître au monde.

Encore une fois, je félicite Tetero Laurette pour ce prix mérité. J’encourage aussi d’autres jeunes ,surtout les jeunes filles africaines et burundaises à briser les tabous et lui emboîter le pas.

Appolinaire Nishirimbere

Un Maire d’une Ville Canadienne Victime d’un Lynchage Médiatique Inutile

A l’heure des médias sociaux et des “fake news” comme le dirait le Président américain M. Donald Trump, où on croit à tout ce qui nous tombe sous les yeux, il devient de plus en plus difficile de faire preuve de discernement d’user du libre arbitre et de penser. Aujourd’hui, je consacre mon blog sur une histoire du maire de Mont-Saint-Hilaire, Sieur Yves Corriveau, victime de ce phénomène et d’un lynchage médiatique inutile après son séjour au Burundi et plus précisément à Bujumbura, mi-juillet cette année.

M. Yves reçu par le Président burundais lors de son séjour à Bujumbura

En effet, depuis deux semaines, le Maire de Mont-Saint-Hilaire, Monsieur Yves Corriveau, fait objet d’un lynchage médiatique qu’on peut qualifier d’inutile, voir même de dangereux. Sa famille en a souffert, lui-même en est tombé malade, ses qualités de leader ont été mises en doute, il a même failli démissionner de ses fonctions de Maire, quitter la politique pour toujours. Pour cause, avoir seulement serré la main du chef de l’Etat burundais, ou encore s’être simplement rendu au Burundi. Selon ses détracteurs, son geste et son voyage sont des soutiens au régime de Bujumbura qui serait « placé sous enquête de la CPI » ; cette même Cour qui est accusée par beaucoup dont les américains d’être un instrument occidental pour mettre à genoux les peuples indépendants.

Ce qui est intéressant est que Monsieur Yves Corriveau n’a rien fait de mal. Au contraire, son intention était des plus belles. Tel que lui-même l’explique dans ses propres mots d’excuses publiques, son voyage ne visait qu’une et une seule cause environnementale. Mais l’aveuglement, l’entêtement et la rancune des détracteurs de Gitega n’ont vu qu’au bout de leur nez. Ils ont très rapidement dénaturé l’objet de son voyage en l’inscrivant dans le contexte de protestation au régime de Gitega. Ils ont vite oublié que les centaines de milliers de réfugiés burundais ont laissé dans leur pays des millions de leurs concitoyens qui ont besoin d’initiatives telles que celle d’Yves Corriveau.

M. Yves avec la mairie de Bujumbura pour la protection de l’environnement

Bref,ses détracteurs ne sont pas ses concitoyens qui ont ressenti des émotions en lisant La presse. Ses détracteurs ne sont autres que ceux de l’Alliance des Burundais au Canada(ABC). Ceux-ci, notamment, à travers le porte-parole de l’Alliance Monsieur Charles Makaza, sont de farouches contestataires du Régime de Gitega. Ce sont ceux-là qui véhiculent la mauvaise image de leur nation uniquement parce qu’ils n’aiment pas les dirigeants élus. Parce qu’ils sont nostalgiques des pouvoirs génocidaires des années 1970 dont ils sont des descendants. On se rappellera, par exemple, de Charles Mukasi qui, un jour, quand la Banque de la République du Burundi(BRB) a décidé de faire imprimer l’image du Président NDADAYE Melchior le héros de la démocratie, est parti pour le Canada pour éviter d’utiliser ce billet de banque et ne « revenir que quand cette image ne sera plus sur les billets ». Ce sont ceux-là même qui manœuvrent partout et par tous les moyens pour que leur pays soit coupé du reste du monde ; ce sont ces récalcitrants qui n’ont jamais voulu voir et accepter les accords d’Arusha, ce sont les anciens PA Amasekanya, les « sans-échecs », les « sans défaites » qui ont fait la pluie et les bons temps ces années-là. Pour eux, ce sont eux au pouvoir, ou rien et ce, depuis la signature d’Accord d’Arusha. Il faut tout simplement voir leur profile et background politique pour reconnaitre leur motivation.

Rappelons-le ici , la vraie diaspora burundaise, celle éprise de paix et de développement(y compris celle de Canada) séjourne, en ce moment même, au Burundi et rencontre les différentes autorités de ce pays.
Il faut aussi le dire : toutes leurs manœuvres ont été dérisoires ; aujourd’hui, ils s’attaquent à un Maire canadien, demain ils s’attaqueront au Premier Ministre. Faites attentions chers canadiens, vous avez sur votre territoire de gens rôdés en manipulation et en contestation permanente. Ce qui vient d’arriver à la famille Yves Corriveau n’est qu’un début.

Message sur twitter d’une des membres de la diaspora burundaise ,au Burundi cet été

Pour information (au Peuple canadien), le Burundi est un pays fréquentable où vivent mêmes les occidentaux dans des conditions qui leur plaisent. D’ailleurs, plusieurs autorités de beaucoup de pays au monde y viennent fréquemment.
Saviez-vous, par exemple, que le Très Honorable Jacques Chagnon, ancien Président de l’Assemblée nationale du Québec, a séjourné au Burundi du 20 au 22 novembre 2018, en tant que Président de l’Assemblée nationale québécoise et de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ? Il y a donc moins d’une année qu’une autorité québécoise a visité le Burundi, et demandez-lui comment il l’a trouvé.

Très Hon Président de l’Assemblée nationale du Burundi, Pascal NYABENDA offrant un cadeau à son homologue québécois lors de son séjour à Bujumbura, en 2018

Pourquoi donc s’en prendre au Sieur Yves Corriveau, profiteriez-vous de son innocence et son manque de maitrise des questions diplomatiques et internationales comme il le dit lui-même dans sa lettre d’excuse ? Pourquoi s’en prendre à un Maire responsable, conscient des défis planétaires, et l’empêcher à œuvrer pour la protection de l’environnement ? Les détracteurs du Maire de Mont-Saint-Hilaire sont aveuglés par leur haine contre un régime, tout en oubliant la Terre, leur mère.
Au nom de la protection de l’environnement, soutenons, tous, sans exception, le leadership du Maire de Mont-Saint-Hilaire comme on soutient ce projet que lançait, hier, l’Union européenne au Burundi pour la protection du lac Tanganyika.

Message sur twitter de l’UE au Burundi pour le lancement du projet de la protection du lac Tanganyika

En tout et pour tout, comme le dit President Trump, les fake news sont ennemis du peuple. Oui, leurs auteurs burundais au Canada viennent de le prouver.

Que vive la coopération internationale !

The Burundian