L’Honorable Agathon RWASA : le seul opposant lucide au Burundi

Agathon Rwasa

En 1998, haut de ses 34 ans, Agathon RWASA, qui a désormais acquis pour toujours le titre d’Honorable, a pris le contrôle des Forces Nationales de Libération, l’infatigable mouvement rebelle depuis des décennies contre le pouvoir dictatorial et tribaliste des trois cousins de Rutovu. C’est à la tête de son mouvement que le vaillant, l’intègre et le lucide Rwasa s’est tenu à l’écart des négociations d’Arusha dont il était convaincu qu’il s’agissait juste d’un partage de pouvoir et non d’une véritable résolution des conflits cycliques que le Peuple burundais a connu depuis son indépendance. Ce sentiment lui était sans doute dicté par son patriotisme sans faille.

C’est ainsi que les FNL ont mis du temps pour accepter les institutions installées sur la base de l’Accord d’Arusha et adhérer par la même occasion à l’esprit d’Arusha, fixé par Nelson Mandela en personne, revendiqué par le G7 et critiqué par le G10.

C’est en avril 2009, à la veille du processus électoral de 2010, qu’Agathon RWASA décide de déposer les armes et de transformer son mouvement armé en parti politique. Dès lors, le FNL s’est présenté comme la deuxième force politique du pays et le véritable challenger du parti au pouvoir, le puissant CNDD-FDD. Fort de sa popularité, l’engouement populaire dans les meetings de 2010 lui prédisaient une place très importante dans l’échiquier politique burundais à l’issu des élections. C’était sans compter sur le reste de l’opposition qui, sans base électorale, s’est fixé l’objectif de dérouter le FNL et de saboter tout simplement le processus électoral.

Aussitôt dit, aussitôt fait, dès les premières élections communales, l’opposition s’est complètement loupée et a au finish décidé de laisser le champ libre au CNDD-FDD, entrainant du coup le FNL.

Fin juin 2010, Agathon Rwasa reprend alors le chemin de la clandestinité. Il disparait de tous les radars, rappelant du même coup que ce n’était pas pour rien qu’il a été un grand chef rebelle durant des décennies. Il réapparait plus de trois ans plus tard, le 6 août 2013, devant une masse populaire en pleine effervescence, dans l’unique objectif de préparer les élections générales de 2015. Inutiles de revenir sur ces dernières, tellement tant de choses se sont dites là-dessus.
A la grande surprise, prenant le monde entier à contre-pied, l’Honorable Agathon Rwasa décida, en date du 27 juillet 2015, d’occuper son siège de Député à l’Assemblée nationale, en compagnie d’une grande majorité de sa liste élue « AMIZERO Y’ABARUNDI ». Dès lors, des critiques et des accusations ont fusé de toutes parts. On a parlé de corruption, de démagogie, de lâcheté et plus encore.

Pour sa part, L’Honorable Agathon Rwasa a justifié sa décision dans « Jeuneafrique » dans ces termes : « Nous nous retrouvons devant le fait accompli et il faut réagir d’une façon appropriée. Au lieu de nous isoler complètement, il me semble plus judicieux de conserver une tribune qui nous permette d’exprimer nos points de vue. »
Il s’agit bel et bien d’une déclaration d’un démocrate, d’un homme réfléchi, raisonnable et surtout mûr politiquement. Aujourd’hui, trois ans et demi plus tard, le temps lui donne raison. Il a endossé vaillamment le costume de garant du débat contradictoire au sein du Parlement. Pendant ce temps, le reste de l’opposition se perd en Europe, se déchire comme des gamins et réclame la guerre ; ce fléau qui a tant endeuillé le Peuple burundais. Pour l’Honorable Agathon Rwasa « la guerre, c’est du passé, plus jamais cela. » C’est ça la lucidité politique.
Par Appolinaire NISHIRIMBERE

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Pourquoi Mr Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA soutient-il le Major de Rutovu , le cerveau présumé de l’odieux assassinat de Ndadaye ?

Par Appolinaire NISHIRIMBERE
« Addis Abeba, le 1er décembre 2018: Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, prend note du renvoi du Sommet de la Communauté de l’Afrique de l’Est, qui devait se tenir à Arusha, en Tanzanie, le 30 novembre 2018. Ce Sommet, pour lequel il a effectué le déplacement d’Arusha, devait être l’occasion pour le Facilitateur du Dialogue inter-burundais de présenter un rapport sur ses efforts. »
Buyoya Faki

C’est ainsi que débute la dernière déclaration du Président de la Commission de l’Union africaine, Monsieur Moussa Faki Mahamat, « sur les efforts régionaux sur le Burundi. »
En résumé, cette déclaration encourage les chefs d’Etat de l’EAC à tenir un sommet réussi le 27 décembre 2018. L’allusion à une surprise préparée dans le cadre du dialogue interburundais externe est à peine voilée.
Toutefois, jusque là, il s’agissait d’une déclaration ordinaire qui s’inscrit dans la logique du soutien apporté par la Commission à la médiation est-africaine dans le dialogue interburundais ; n’eut été cette phrase : « il est crucial que l’ensemble des acteurs concernés s’abstiennent de toutes mesures, y compris politiques et/ou judiciaires, de nature à compliquer la recherche d’une solution consensuelle, … ».
C’est la phrase de trop. Celle qui enchante les mêmes personnes qui se battent becs et ongles pour faire couler les institutions politiques burundaises et le Burundi tout simplement. Celle qui apporte un soutien sans retenue aux putschistes du 21 octobre 1993. Celle qui veut faire taire la justice burundaise face à cette horreur vécue par le peuple burundais et lui infligée par une armée monoéthnique qui s’est emportée dans l’orgueil de la dictature et le mépris de la démocratie, sans parler de sa haine ethnique. Celle enfin qui veut soutenir le haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, le fameux, l’unique, le stratège, le major Pierre BUYOYA. Celui-là même qui a dirigé deux fois le Burundi par deux dictatures qui ont semé la terreur pour une durée totale de 13 ans. Cette longévité au pouvoir fait de lui le plus grand dictateur que le Burundi ait connu dans toute son histoire. C’est sous son premier règne que les burundais du Nord du pays ont été massacrés par l’armée durant des mois et dans un silence absolu de toute la Nation et de toute la Communauté Internationale.
Sieur Pierre Buyoya, même battu aux élections et même écarté de la présidence, était encore l’homme fort du pays et surtout de l’armée au moment de l’irréparable commis à l’encontre du Président élu et de ses collaborateurs, le 21 octobre 1993. Il serait très malhonnête de l’acquitter de tout soupçon, alors qu’il disposait du pouvoir de prévenir son prédécesseur sur le sort que lui préparait l’armée monoethnique qu’il lui avait légué, trois mois plutôt. Preuve à l’appui de son implication, c’est lui qui prend les commandes en 1996 lorsqu’en fin aboutisse le putsch commencé en octobre 1993. Sa seconde dictature a été marquée par un embargo de l’ensemble de la Communauté Internationale, y compris l’Union africaine et sa Commission.
Et voilà qu’aujourd’hui Monsieur Moussa Faki oublie tout cela. Mais il ne l’oublie pas en fait, car ce n’est pas ce qu’il dit dans sa déclaration. En réalité, la fameuse phrase de trop suggère que ce passé dramatique pour le Peuple burundais reste au silence, que la justice se taise à jamais, que Melchior NDADAYE et ses collaborateurs ainsi que tous les centaines de milliers de burundais massacrés à cause de la stupidité, de la cupidité et de la haine ethnique d’une dizaine de gens continuent de voir dans les cieux leurs bourreaux rire sur leurs tombes. Vérité et Réconciliation d’accord, mais justice aussi. De toute façon, les meurtriers putschistes de 1993 ne viendront jamais de leur gré se confesser devant la Commission Vérité et Réconciliation. La justice burundaise est dans l’obligation d’enquêter et de poursuivre ceux qui sont soupçonnés, afin que la vérité éclate et que justice soit faite. C’est ainsi que le Peuple burundais pourra se réconcilier avec son histoire. La plupart des malfrats sont en exil au Rwanda, en Europe, en Amérique et partout dans le monde. A l’image de Buyoya, certains ont même réussi à changer leur peau de loup rageur en celle de brebis victime d’un pouvoir oppresseur. Quelle ironie !
Buyoya et ses acolytes devraient savoir que les temps ont changé ; c’est le moment de rendre des comptes. On ne tue pas un Président élu et aimé par son Peuple ; on ne cause pas un massacre de centaines de milliers de paisibles citoyens sans être poursuivi tôt ou tard. Les mandats d’arrêt ont été établis 25 ans après le coup de sang ; c’est juste le temps d’une génération, tout un symbole. La génération au pouvoir actuellement compte bien mettre de l’ordre et dépoussiérer les sales affaires qui ont caractérisé 40 ans de dictatures sanguinaires et tribalistes.

IBINYAMAKURU N’ABAMENYESHAMAKURU BARI MUYABIRA MUCA PEREZIDA PAWULO KAGAME

Igihugu gishaka gutwara Ishirahamwe Mpuzamakungu Ry’ibihugu bikoresha ururimi rw’igifaransa Francophonie , kikaba kandi arico kinatwara uyu mwaka Ishirahamwe ry’Ibihugu vya Afirika nticorohereza na gato Abamenyeshamakuru n’Ibimenyeshamakuru.

Caricature de Paul

Kuruyu wa kane igenekerezo 27 Nkakanga 2018, Inama Nshingamateka y’u Rwanda ibitegetswe na Perezida Pawulo Kagame yaratoye itegeko ribuza ibinyamakuru n’abamenyeshamakuru gucapa canke gukoresha ibicapo canke amashusho atsyoza abategetsi murico gihugu.

Iryo tegeko rivuga yuko umunyamakuru azokoresha canke azokora isanamu itsyoza umutegetsi w’ico gihugu azocirwa ihadabu rirenga igihumbi c’amadolari n’umunyororo w’umwaka kuko ngo gucapa (caricature ) abategetsi ubatsyoza ngo nukubura indero n’ugushira isoni mbere nukutubaha igihugu.

Iryo tegeko ribandanya rivuga ko ivyo bihano vyorwizwa na kabiri mugihe hacapuwe umutegetsi w’igihugu akomeye cane (haut cadre de ‘etat).

Ivyo bibaye mu gihe abamensheshamakuru benshi bahunze ico gihugu abandi bakaburabuzwa , mbere bikaba bibaye inyuma yaho hari n’uwanyurujwe akaba ataratorwa kugushika nuyu musi. Biravugwa kandi ko nabahunze baguma batotezwa iyo baba barahungiye aho inzego z’iperereza za Pawulo Kagame ziguma zibakwirikirana.

Amashirahamwe mpuzamakungu ajejwe guharanira agateka ka zina muntu nka Human Rights Watch , Defend Defenders n’ayandi ariyamiriza izo ngingo zo kuburabuza abamenyeshamakuru n’ibimenyeshamakuru murico gihugu ariko akaba ataco ashobora gushikako kuko ng ‘uwuhagarikiwe n’ingwe aravoma.  Pawulo Kagame ashigikiwe n’ibihugu vya rutura nka Reta Zunze Ubumwe bwa Amerika , Ubumwe Bwa Bulaya na Isirayeri. Aha umuntu aribaza nkizo ngingo iyo ziba zafashwe n’igihugu nk’u Burundi induru ziba ziriko ziravuzwa kw’isi. Mwomenya ko mu Burundi ibinyamakuru vy’igenga bikora ukuri kwamye kandi bigakora na za caricatures uko vyishakiye. Akarore ni nk’ikanyamakuru c’Ababiligi Iwacu “Journal Iwacu” gisohora buri kuwa gatanu w’indwi igicabo gityoza uyu canke uriya.

Ariko murico gihugu c’u Rwanda hoho  bikaba biranagoye no kwandika ku makuru ya politique. Benshi bahungira muvy’imiziki n’ubutunzi ariko nahone bisaba ko ngo bandika ibininahaza Perezida n’umugambwe wiwe FPR n’amashirahamwe y’ubudandandaji awukomokako nka “Crystal Ventures”.  Benshi bakavuga ko ivyandikwa murico gihugu ari nko mu bihe Moyen-Age aho bose bandika baninahaza umwami n’ibikorwa vyiwe.

Benshi rero bakibaza uko ico gihugu gisanzwe kininahazwa cane ko giteye imbere coba kigiye kubonwa mumakungu. Aha twobibutsa ko Perezida Waco ariwe atwara Ubumwe bw’Ibihugu vya Afirika Union africaine. Benshi bakaba bibaza nimbi ako ariko karorero uwo mutegetsi yoba ariko aratanga ku bindi bihugu vya Afirika mu bijanye no kubahiriza agateka ka zina muntu, ko kandi ariko azotanga kubihugu bikoresha ururimi rw’igifaransa hamwe Luwizi Mushikiwabo yoramuka yizewe ngwatware umuryango w’ibihugu bikoresha urwo rurimi.

Inkuru ya Appoliniare Nishirimbere

Ce que vous ne saviez pas des Organisations Non-Gouvernementales Etrangères (ONGE)

ONGA l’heure où la suspension des ONGE au Burundi fait couler beaucoup d’encre et de salive, prenez quelques minutes pour essayer de comprendre les  ONGE comme présenté ci-après :

 Le grand mouvement de création des ONGE prend naissance après la deuxième grande guerre. Il prend aussi naissance de la déclaration universelle  des droits de l’homme. Les pays dits capitalistes  occidentaux obligeaient aux pays communistes comme la Russie et la Chine le respect des droits civils et politiques tandis que ces derniers leur imposaient la reconnaissance des droits économiques pour réduire la pauvreté dans les pays en voie de développement. Ainsi est né le concept d’aide au développement.

Cela signifiait que les pays capitalistes devraient contribuer à l’éradication de la pauvreté via l’aide au développement en faveur des pays sous-développés.

Quelle a été donc la stratégie des capitalistes avec les ONGE en Afrique et dans les pays moins avancés économiquement ?

Au lieu de donner de l’argent directement aux gouvernements, ils ont encouragé la création des ONG par lesquelles leurs aides devraient transiter pour aider les peuples sous développés.  Ils donnent alors de l’aide directement aux ONG qui dépendent directement d’eux avec l’obligation de recruter leurs ressortissants qui seront même plus de 10 fois rémunérés que le personnel local. Ce qui est étonnant, la plus part de ces expatriés n’ont  plus de compétences ni plus qualifiés que les locaux ; le grand du travail étant effectué par les nationaux tandis qu’eux ne font que sillonner le monde et signer des chèques.

Si les gouvernements africains étaient alors suffisamment efficaces, et ils devraient passer à  la vérification minutieuse du travail de ces ONG et sans doute trouveront-ils que plus de 60 % de cette aide retourne directement chez les donateurs.

En retour, on peut s’imaginer que ces expatriés sont des agents de l’intelligencia pour le compte de leurs pays. Vous comprendrez donc que la plupart de ces ONGE qui sont stables sont affiliés aux pays qui les financent et que les aides au développement sont devenues un instrument de domination des donateurs par leurs conditionnalités faisant perdre la souveraineté aux pays bénéficiaires des aides. Ces derniers l’avaient déjà remarqué et ont essayé de se protéger à  partir des conventions de coopération.

Ainsi, dans les conventions de coopération entre les ONGE et les gouvernements, certains gouvernements  exigeaient que  le personnel expatrié doive avoir des expériences et qualifications localement introuvables.  Toutefois, par exemple au Burundi, ces gens n’ont pas pu démontrer qu’ils sont plus compétents et qualifiés que les burundais. Ils profitaient seulement du laxisme du gouvernement  qui ne suit ni évalue le respect de ces conventions.

Ce laxisme ne signifie pas que le gouvernent dort, il est plutôt encouragé d’entrer en profondeur pour disséquer le fonctionnement des ONGE et vérifier si les expatriés sont plus qualifiés que les burundais. Il devrait vérifier minutieusement leurs budgets et leur gestion et balancer entre ce qu’il gagne directement par rapport à  ce qui constitue les charges de ces expatriés. Cela leur permettra de savoir s’il s’agit d’une aide au développement du Burundi ou d’une aide au développement des expatriés. En conséquence, cela permettra au gouvernement de prendre une bonne décision pour reformer ce secteur comme au Kenya où le gouvernement a obligé aux ONGE de traiter les expatriés au même titre que le personnel local en matière de rémunération( même barèmes salariaux ).

Pour ce qui est du recrutement du personnel local, je comprends que les ONGE ont leurs valeurs et leurs lignes directrices édictées par les bailleurs et les conventions interdisant la discrimination dans toutes ses formes. Ça devient ainsi contraire à  leur étique de suivre certains exigences du gouvernement par exemple en matière de recrutement.

Néanmoins, en pratique,  il ya des indicateurs discriminatoires malgré leur étique et les dispositions de la Constitution et du Pacte international des droits civils et politiques relatifs à  l’interdiction de la discrimination sous toute ses forme (exemple, expérience des années, sexe féminin ou masculin, les références, formes de contrats etc.).

De ce qui précède, le gouvernement devrait :

  • Privilégier et protéger le staff local dans le recrutement quelque soit le poste ;
  • Apprécier le programme d’activités des ONGE en terme de leur impact sur la population et non seulement en terme du volume de l’argent qu’elles apportent ;
  • Favoriser la coopération, la collaboration et l’entente avec ces ONGE dans la recherche des solutions plutôt que de prendre des décisions unilatérales par surprise ;
  • Créer une structure de suivi fonctionnel pour corriger le laxisme dans le suivi et l’évaluation des ONGE afin d’éviter à temps des décisions qui peuvent porter préjudices aux intérêts des parties ;
  • Exiger que tous les recrutements soient faits par des organismes indépendants quitte à ce que le processus soit transparent et que les résultats puissent être vérifiés par tout intéressé;
  • Interdire les critères discriminatoires dans les recrutements tels que les années d’expériences (on ne nait pas avec l’expérience), le sexe, la région, la religion, l’ethnie tel que proclamée par notre Constitution et les autres instruments juridiques internationaux.

Par Appolinaire Nishirimbere

 

China to indebt Africa with another USD 60 billion kitty

By Appolinaire Nishirimbere

China unveils a new $60 billion kitty for Africa as FOCAC kicks off. Pan African tax justice activists demand a study on Chinese contribution to illicit financial flows from Africa and African leaders’ accountability.

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“BEIJING 3rd SEPTEMBER 2018, (PSCU) — The 2018 summit of the Forum on China-Africa Cooperation kicked off today with China unveiling a new $60 billion kitty for Africa’s development as part of a raft of new measures to strengthen Sino-Africa ties” , can we read on a facebook post by Uhuru Kenyatta, president of Kenya.

This happens amids the campaigns for tax justice across the African continent. One of them being the Stop The Bleeding campaign that seeks to curb the illicit financial flows from Africa.

According to the report by the High Level Panel that was chaired by the former president of South Africa Tambo Mbeki as released in 2015 ,Africa loses $50 billion approximately in illicit financial flows which makes her the “net creditor” of the rest of the world. One can wonder what would be the added value of the Chinese aid in Africa when we know that Africa loses more than she receives in aid and debt according to the same report quoted above.

Economic analysts think that China has come in to conquer the market already dominated by two great traditional financial institutions vz. The World Bank and International  Monetary Fund-IMF that have been giving conditional aids  and debts to the continent since the independences. Although the only difference between the Chinese economic cooperation and western one is the conditions with the former. Therefore , tax justice activists think that this sino-african cooperation will rather amplify corruption and Africa will continue losing its ressources to the profit of the wealthy.

This is clearly seen in the statement by Chinese President where he uses a Chinese proverb, “the ocean is vast because it rejects no river” which could insinuate that even corruption and misgovernance can be tolerate in a Chinese cooperation.

“China and Africa can forge a stronger comprehensive and strategic partnership. China promises to engage with Africa on a principle of sincerity and real results,” said President Xi Jinping.

“China’s 1.3 billion people and Africa’s 1.2 billion want a shared future,” said the Chinese leader as he promised that no obstacle will be allowed to hold back the ‘joint march’.

FOCAC, which was started 18 years ago, aims to build a closer China-Africa community with a shared future. But what has Africa gained in the past 18 years other than the outflowing of her financial and natural  resources to China ?

China-Africa trade volume mostly dominated by Chinese exports to Africa and the ores (raw)  imported from the latter amounted to 170 billion U.S. dollars in 2017, up from just over 10 billion dollars in 2000, according to data from China’s Ministry of Commerce.

The Sixth Conference of Chinese and African Enterpreneurs officially opened by President Xi Jinping was attended by Presidents’ Uhuru Kenyatta (Kenya), Cyril Ramaphosa (South Africa), Idris Deby(Chad), Omar Guelleh (Djibouti), Mohamed Abdel Aziz (Mauritania), Muhamadu Buhari (Nigeria) and Paul Kagame (Rwanda) among others with president Cyril Ramaphosa stating that the sino-chinese commercial cooperation is not “neocolonialism ” as many Pan African activists would  depict it following President Xi’s statement recalling his recent visit to Africa during which he “witnessed first hand the successes of Chinese supported initiatives on the continent as he traveled to South Africa to attend the Brics Summit”

The Chinese leader said that China will continue strengthening its engagement with Africa as it continues to pursue a win-win partnerships with the continent. By is it really a win-win partnership?

For example , the Kenya’s Standard Gauge Railway (SGR) line from Mombasa to Nairobi is presented as one of the key success stories from the China-Africa partnership, as President Xi said that China had invested a sum of $170 billion in the last 3 years but everyone knows the corruption surrounding these investments ,the recent  vivid example being the said investment in the Gauge Railway line from Mombasa to Nairobi.

“China is key for us both as a market for Kenyan products and as a source of investments. We are therefore keen on growing trade by removing barriers and by so doing, attract more Chinese investors to Kenya especially for Big 4 leaning projects in manufacturing,” Ms. Kariuki said. Hence , we hope that Kenya isn’t going to offer tax holidays to Chinese investors to further ease the outflowing of Kenyan financial resources .

The EATGN ( East Africa Tax and Governance Network) , on the sidelines of the  5th International Tax Justice Academy in Kenya, in its strategic planning ,recommended that a study be conducted to measure how much Africa would be losing or gaining in this Sino-China economic partnerships.

#ITJA2018 : La Justice Fiscale aujourd’hui ou jamais ! Les activistes burundais ajoutent leur voix à la cause

La 5e Académie internationale pour la justice fiscale(ITJA)  a lieu cette année au Lukenya Gataway dans le Conté de Machacos, au Kenya du 27 au 31 août 2018.

ITJA

Cette académie que le TJNA organise chaque voit une centaine de participants dont les activistes et représentants de la société civile africaine, les chercheurs universitaires, les juristes, les journalistes , etc. pour parler des questions fiscales et proposer des solutions aux gouvernements africains pour pouvoir financer le développement du continent africain miné par les flux financiers illicites.

Notons que le Panel de Haut Niveau de l’Union africaine conduit par l’ex président  Mbeki a montré , en 2015 ,  que l’Afrique perd annuellement plus de 50 milliards de dollars en flux financiers illicites , montant  largement supérieur à  la somme d’argent que l’Afrique reçoit en aides et dettes , ce qui en  fait un « créancier net » du reste du monde.

Dans son mot d’ouverture, le président du conseil d’administration du TJNA, a rappelé l’importance de la fiscalité sur l’économie et la vie sociale de la population africaine. Il a invité, les participants à prendre part activement à la mise en place et la promotion de la justice fiscale en Afrique. Le Directeur exécutif de ce même réseau Monsieur Alvin Mosioma, a évoqué que les africains ont un devoir de mettre en place cette justice fiscale pour réduire l’écart ou l’inégalité entre les peuples eux-mêmes. Il a demandé qu’il y ait une plus forte mobilisation citoyenne africaine  pour mobiliser les ressources internes en vue de financer le développement de l’Afrique.

Le TJNA est un réseau Panafricain, membre de d’alliance mondiale pour la justice fiscale. Il est basé au Kenya. Il « a pour mission de préconiser des politiques fiscales avec les résultats en faveur des pauvres et des systèmes fiscaux qui limitent les fuites des ressources publiques et améliorer la mobilisation des ressources », peut-on lire sur un document de presse.

A cet effet, l’organisation de cette académie pour la justice fiscale entre dans le cadre de ces activités de base visant à former des champions en justice fiscale, qui vont promouvoir auprès du public les questions fiscales.

En parallèle de cette académie, il se tient aussi un atelier de planification programmatique d’EATGN(le Réseau pour la gouvernance et la fiscalité en Afrique de l’Est )  pour les 3 années à  venir  auquel les champions pour la justice fiscale burundais dont Appolinaire Nishirimbere et Prime Nkezumukama prennent une part active, ils représentent respectivement les organisations Initiative citoyenne pour l’environnement et le développement durable(ICED) et le Centre d’appui aux initiatives locales et de développement et d’assistance aux personnes vulnérables (CIDEP). Ces organisations burundaises ont fait de la justice fiscale au Burundi leur  cheval de bataille pour demander aux multinationales  à  s’acquitter de leurs obligations fiscales en payant leurs parts d’impôt et mobiliser les citoyens au civisme fiscal afin de demander la redevabilité au gouvernement.

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Les participants burundais à l’atelier de plannification régionale

« EATGN veut être une plateforme régionale sur les questions fiscales dans la CAE. En collaboration avec ses différents partenaires, le réseau  a pour mission d’aider à la promotion des régimes durables dans la région par la collecte efficace des recettes, allocations budgétaires équitables et les dépenses efficientes des revenus fiscaux dans les états membres de la Communauté Est-Africaine », dixit Leonard Wanyama , le coordonateur d’EATGN.

Par Appolinaire Nishirimbere

 

The International Women’s Day Is a Day of Women’s Rights

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A photo of myself shot during #IWD2018 at Royal Palace Hotel, Bujumbura

On March 8, the world celebrates the International Women’s Day. This day has been celebrated since the 20th century when women started making their voices heard in public spheres calling for the fight against inequalities against them. This year, the theme chosen by the United Nations is: “Time is now: rural and urban activists transforming women’s lives”

In Burundi, the Government has chosen the theme: “Rural and Urban Actors Together Transforming the Life of Women”. It was in Kayanza that the Government and its partners met for this purpose.
Action Aid International Burundi, one of the  key partners of the Government of Burundi for more than 30 years in the fight against poverty celebrated this day with its youth grouped within the  Activista movement  (Activista is a global youth movement of Action Aid  for  Human Rights and  development ) . “This event took place in Bujumbura at the Royal Palace Hotel under the slogan” Women won’t wait: Act Now “.

A hundred young people joined other partners of Action Aid International Burundi to give special attention to women.

Action Aid International Burundi Country Director , Beata Musabyemariya ,  in her opening remarks of this activity entirely devoted to women emphasized   that this day, as the UN recalls, is not a women’s day but a day dedicated to women’s rights because “we have all 365 days of the year” to celebrate the woman. She reiterated the commitment of her organization to promote the life of Burundian women and to work with the Burundian Government for the empowerment of women.  “Women’s rights are embedded in the DNA of our organization. At Action Aid, it’s not a coincidence that we celebrate and give special attention to this Day “, she added.

As one of the leaders in the Activista movement , Indundi Magazine interviewed me  whereby I  expressed my gratitude and satisfaction in these words: Women are the essential pillar of sustainable development. As young people, we are more than ever determined to join all stakeholders especially  women to fight against all forms of injustice towards them; the life of the Burundian woman won’t be the same after this Day. We thank the Government of Burundi for the mobilization made around this Day, but we also recall that much remains to be done for the rights of women. We thank and encourage Action Aid International Burundi for its contribution to the development of Burundi in general and that of Burundian women in particular.

Appolinaire Nishirimbere

 

The Burundian